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Lectures recommandées
Sur la Chine
Anne Cheng, La Chine pense-t-elle ?, Collège de France, Paris, coll. « Les leçons inaugurales du Collège de France », 2012
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Parutions récentes

Cahiers pédagogiques N° 546 – L’histoire à l’école : enjeux, dossier coordonné par Alexandra Rayzal et Benoit Falaize juin 2018

http://www.cahiers-pedagogiques.com/No-546-L-histoire-a-l-ecole-enjeux-11679

– Frankopan, Peter, Les routes de la soie, trad. de l ‘anglais, Nevicata, 2017
Cet ouvrage ne porte pas tant sur l’histoire que l’on pourrait faire des « routes de la soie » que sur les pays et peuples se trouvant entre Europe et Chine : Moyen-Orient, péninsule indienne, Asie centrale. C’est un essai d’histoire globale, relisant celle-ci du point de vue de ces peuples.Une lecture novatricePour les recensions, parfois critiques, voir
Dans les manuels scolaires, l’histoire et la géographie ne sont souvent qu’un récit autocentré de l’essor de l’Europe, de la Grèce antique à la révolution industrielle du XIXe siècle. Aujourd’hui encore, l’importance de « la Méditerranée, berceau de la civilisation », fait partie des clichés les mieux partagés du discours politique. L’historien Peter Frankopan élargit la perspective en regardant le passé du monde à partir de son « milieu », cet espace qui court des rives orientales de la Méditerranée jusqu’à l’Himalaya, véritable « axe de rotation du globe », de l’Atlantique au Pacifique. (…)
et une interview de l’auteur
août 2018
– « 1918 : comment la guerre nous a changés », l’Histoire, No 449-450, juillet-août 2018
Ce numéro est recommandé. Les causes et les circonstances de la Grande Guerre sont souvent détaillées. Ici ce sont les conséquences de la « Grande Guerre » qui sont mises avant. C’est pour le lecteur l’occasion de retrouver ou découvrir les synthèses des historiens contemporains : Bruno Cabanes, Arndt Weinrich, Antoine Prost, et aussi Pierre-François Souyri, comme si celui-ci, par sa présence, souligne la nécessité d’une vision extraeuropéenne de cet épisode historique
Pour ces auteurs, voir aussi
– Cabanes, Bruno, The Great War and the Origins of Humanitarianism, Cambridge, Cambridge University Press, 2014, 390 p., ISBN 978-1-107-02062-7

https://www.cairn.info/revue-d-histoire-moderne-et-contemporaine-2015-4-page-196.htm

– Cabanes, Bruno, Les sociétés en guerre, 1911 – 1946 [Societies at War, 1911 – 1946], coedited with Édouard
Husson. Paris: Armand Colin, 2003, collection «U», 286 p.

– Weinrich, Arndt  et Marcowitz, Reiner, La longue mémoire de la grande guerre: Regards croisés franco-allemands de 1918 à nos jours, Paris, Septentrion, 2017

Le Monde vu d’Asie : une histoire cartographique, Pierre Singaravélou, Fabrice Argounès, Paris, Seuil/Musée national des arts asiatiques-Seuil, 2018

Une publication accompagnant l’exposition du Musée Guimet à Paris

voir les recensions

https://www.philomag.com/les-livres/grand-angle/le-monde-vu-dasie-une-histoire-cartographique-35936

http://www.liberation.fr/debats/2018/07/18/l-asie-a-vu-naitre-des-traditions-cartographiques-plus-anciennes-que-l-europe_1667389

Pierre Singaravélou, Fabrice Argounès

« L’Asie constitue jusqu’au XIXe siècle «l’ailleurs» par excellence des Européens, le berceau de la civilisation mais aussi l’envers de l’Europe. La mondialisation actuelle, qui se polarise sur l’Asie, nous invite à revisiter l’histoire longue de ce continent et de son rapport au monde, en inversant les perspectives. Comment les Asiatiques perçoivent-ils les Européens et l’Extrême-Occident ? Comment ces représentations ont-elles évolué depuis près d’un millénaire ? Les cartes permettent de faire immédiatement cette expérience de décentrement du regard. Le continent asiatique a vu naître et s’épanouir des traditions cartographiques parfois plus anciennes et certainement plus diverses qu’en Europe, de l’Afghanistan au Japon et de la Mongolie jusque dans l’Indonésie actuelle. Pourtant, ces traditions scientifiques et esthétiques sont méconnues en Europe.»

–  Offenstadt, Nicolas, Le pays disparu, Paris, Stock, 2018
« Pour un historien habitué à fréquenter les archives, ce genre de découverte a quelque chose de fascinant, raconte Nicolas Offenstadt. Dans toute société, leur accès est codifié, ritualisé, réglementé. Il faut montrer patte blanche, tous les documents ne sont pas accessibles, surtout quand ils sont relatifs à des individus, qui nécessitent des dérogations. Là, il y a une sorte d’inversion complète de cet ordre. Il suffit de tendre la main pour entrer en trente secondes dans l’intimité d’un individu. Cet accès immédiat à une époque sur laquelle l’Allemagne a voulu ­tirer un trait après la réunification, en 1990, est extrêmement troublant. Si on s’en donne la peine, on peut reconstituer là des milliers d’histoires. »
extrait de : Lemonde.fr, 4.06.2017

Votre livre est un travail de réflexion sur le métier d’historien. Vous êtes presque en situation d’explorateur…

« Une partie du livre est fondée sur l’exploration urbaine (urbex). C’est un mouvement qui dépasse le cadre de la RDA. Il s’est développé depuis une trentaine d’années. Il s’agit de visiter des lieux abandonnés ou déserts, sans autorisation, de façon libre et même parfois illégale. Principalement dans les villes. C’est un mouvement international qui connaît un succès grandissant. Il y a une version politique qui vise à desserrer les contraintes dans la ville, se réapproprier l’espace urbain. Certains urbexers vont sur les voies de chemin de fer, les chantiers de construction… Il existe aussi une version esthétique, à laquelle participent beaucoup de photographes. La ruine romancée, le pouvoir d’évocation des friches. Je me suis demandé quelle utilisation on pouvait en faire pour les sciences sociales. Quelle utilité pour l’historien ? Pour moi, l’urbex est une archéologie de surface, du présent. En ex-RDA, cela doit se lier à une réflexion sur l’abandon. J’ai visité plus de 230 sites délaissés en ex-Allemagne de l’Est, j’ai trouvé des objets, des archives, mais aussi des œuvres. Ce pays promouvait la culture «pour le peuple», il y avait donc des œuvres d’art partout, dans les cantines, les entreprises, les hôpitaux… Beaucoup d’endroits abandonnés présentent encore des fresques, des sculptures, des mosaïques. »

Extrait de l’article de Libération, 11 septembre 2018

https://www.liberation.fr/debats/2018/09/11/nicolas-offenstadt-les-lieux-abandonnes-de-la-rda-montrent-a-quel-point-elle-a-ete-delegitimee_1678004 « 

–  SATIA, Prya, Empire of Guns: The Violent Making of the Industrial Revolution, Penguin Press, 2018

« We have long understood the Industrial Revolution as a triumphant story of innovation and technology. Empire of Guns, a rich and ambitious new book by award-winning historian Priya Satia, upends this conventional wisdom by placing war and Britain’s prosperous gun trade at the heart of the Industrial Revolution and the state’s imperial expansion.
Satia brings to life this bustling industrial society with the story of a scandal: Samuel Galton of Birmingham, one of Britain’s most prominent gunmakers, has been condemned by his fellow Quakers, who argue that his profession violates the society’s pacifist principles. In his fervent self-defense, Galton argues that the state’s heavy reliance on industry for all of its war needs means that every member of the British industrial economy is implicated in Britain’s near-constant state of war.
Empire of Guns uses the story of Galton and the gun trade, from Birmingham to the outermost edges of the British empire, to illuminate the nation’s emergence as a global superpower »

extrait de

https://southasia.stanford.edu/publications/empire-guns-violent-making-industrial-revolution

« A fascinating study of the centrality of militarism in 18th-century British life, and how imperial expansion and arms went hand in hand. »

voir

https://www.theguardian.com/books/2018/jul/13/empire-of-guns-priya-satia-review

– Sanjay Subrahmanyam,  « L’Inde sous les yeux de l’Europe : mots, peuples, empire 1500-1800 », Paris, Alma, 2018

http://www.etonnants-voyageurs.com/spip.php?article22673

 https://www.philomag.com/les-livres/grand-angle/linde-sous-les-yeux-de-leurope-35934

 Sur les rapports entre Renaissance italienne et pays musulmans

Bruschettini, Arnaldo, Il Montefeltro e l’oriente islamico. Urbino 1430-1550. Il Palazzo Ducale tra occidente e oriente, Gênes, 2018

Voir

https://www.marcheguida.it/urbino-mostra-montefeltro-oriente-islamico-galleria-nazionale-marche/

Publications à venir

Le catalogue de l’exposition du Monde arabe

Cités millénaires. Voyage virtuel de Palmyre à Mossoul, Paris, Hazan, 2018

https://www.editions-hazan.fr/livre/cites-millenaires-voyage-virtuel-de-palmyre-mossoul-9782754110570

L’âge de la régression, édition de poche d’un volume paru en 2017, Gallimard, Folio

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Folio-essais/L-age-de-la-regression

Des contributions inégales, mais qui composent un volume  recommandé. De multiples regards sur le monde contemporain.

« Nous vivons un tournant historique.
Ascension de partis nationalistes (Front national), démagogie (Donald Trump), repli sur soi (Brexit), tendances autoritaristes (Hongrie et Pologne), appels à la «grandeur» et à la «pureté» nationale (Narendra Modi en Inde, Vladimir Poutine en Russie), vague générale de xénophobie et de crimes haineux, brutalisation des discours politiques, complotisme, «ère post-vérité», appels à l’érection de murs toujours plus nombreux, toujours plus hauts… Tout se passe comme si nous assistions à un grand retour en arrière. Comme si la peur et la violence l’emportaient sur les espoirs d’ouverture nourris ces trois dernières décennies.
Quinze intellectuels, chercheurs et universitaires de renommée internationale explorent les racines de la situation qui est la nôtre aujourd’hui et que l’on peut appeler une grande régression »

– Christian Delage, Vincent Guigueno, L’Historien et le film, Première parution en 2004, Nouvelle édition revue et augmentée 2018, Gallimard, Folio histoire no 129
http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Folio-histoire/L-Historien-et-le-film2

– Alexis Metzger, « Lorsque le climat s’éveilla un matin », in : Géographie et cultures, 101(2017), 139-141.

Texte disponible

https://journals.openedition.org/gc/5129

Ludivine Bantigny, 1968 : de grands soirs en petits matins, Paris: Éditions du Seuil, 2018

Pour les publications de l’auteur, voir

https://www.cairn.info/publications-de-Bantigny-Ludivine–6394.htm

Tony C Lee, La Chine contre l’Occident et le Japon: 1990-2010, Paris, L’Harmattan, 2018, Penser le temps présent

– Henry Laurens, Méditerranées politiques, Paris, Puf, 2017, La vie des idées

« C’est une intervention française dans la guerre d’indépendance grecque qui fait naître, autour de 1830, la Méditerranée « comme catégorie intellectuelle ». Le substantif émerge — trois siècles après l’adjectif — de cette riche séquence, césure sanitaire (fin des grandes pestes) et technique (arrivée des bateaux à vapeur). Et « l’invention d’un mot signifie une nouvelle manière de penser », résume l’historien Henry Laurens, qui, avec quatre autres contributeurs, esquisse le portrait politique de cet espace tourmenté. Avec l’intégration européenne au nord et des processus de décolonisation, puis des tentatives d’union régionale au sud, les années 1950-1970 marquent un tournant. Entre le processus de Barcelone (1995) et la tentative, en 2008, de créer l’Union pour la Méditerranée, il y aura eu le 11 septembre 2001, qui viendra, lui, nourrir une « syntaxe sécuritaire » entre les deux rives. Dix ans plus tard, les révoltes arabes rappelleront une réalité très politique : autour de ce bassin, où se frottent Nord et Sud, Orient et Occident, « les ambitions de convergence ont échoué, dès lors qu’elles prenaient pour appui une catégorie d’acteurs sans l’assentiment de leurs sociétés ».

« Au centre des terres » : l’étymologie même du mot Méditerranée lui donne d’emblée un rôle politique. Elle serait la mer qui sépare l’Europe de l’Afrique, une frontière que certains voudraient « naturelle » entre différents mondes irréconciliables, tout en étant le berceau d’un « bassin méditerranéen », espace géographique dont les indices d’homogénéité sont nombreux. Elle est aussi et surtout le lieu de tous les échanges : commerciaux, culturels, humains… fondamentalement politique, donc. Alors que le pourtour de la Méditerranée est au cœur des actualités – conflits interminables, « crises » migratoires, (dés)unions territoriales ou commerciales, révolutions et contre-révolutions –, Méditerranées politiques fait le point et dessine des pistes de réflexions sur la situation de ce carrefour maritime que chacun voudrait pouvoir nommer « Mare Nostrum ».

Table des matières

- « L’invention de la Méditerranée », Henry Laurens

- « Nords et Suds, vers une nouvelle régionalisation (1950-1970) », Matthieu Rey et Valérie Stiegler

- « De Barcelone à Tunis : l’idée de Méditerranée en quête d’elle-même », Manon Nour Tannous

- « Retrouver ce souffle méditerranéen », Peter Harling

in

http://www.laviedesidees.fr/Mediterranees-politiques.html

voir aussi

https://www.monde-diplomatique.fr/2018/03/RIONDE/58454

http://www.laviedesidees.fr/Mediterranees-politiques.html

– Thomas Maissen, Why China Did Not Have a Renaissance – and Why That Matters: An Interdisciplinary Dialogue, 2018

https://books.google.ch/books?id=KKFiDwAAQBAJ&pg=PT209&lpg=PT209&dq=%22Why+China+Did+Not+Have+a+Renaissance+-+and+Why+That+Matters%22&source=bl&ots=M-MofnXKZU&sig=exUEnTloFJcU2CEKgCtQvk2xEHY&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwj6_JnBrMfdAhXLposKHeiiDlMQ6AEwBnoECAIQAQ#v=onepage&q=%22Why%20China%20Did%20Not%20Have%20a%20Renaissance%20-%20and%20Why%20That%20Matters%22&f=false

voir aussi en 2015

https://www.maxweberstiftung.de/aktuelles/termine/einzelansicht-veranstaltungen/detail/News/chronologics-why-china-did-not-have-a-renaissance-and-why-that-matters.html

« Dans Why China did not have a Renaissance – and why that matters, la sinologue Barbara Mittler et l’historien de l’époque moderne, Thomas Maissen, entrent dans un dialogue interdisciplinaire.
Ils analysent des concepts de progrès historique et de déclin, des modèles historiques cycliques ainsi que des périodisations modernes. Au centre de leur dialogue se trouve la »Renaissance«. À travers cet exemple, les auteurs se penchent sur la question de savoir si des notions d’époque peuvent être transposées d’une culture à l’autre et jusqu’à quel point ceux-ci peuvent forger des interprétations historiques globales. »

in

https://www.dhi-paris.fr/fr/newsroom/page-detaillee/news/detail/News/soeben-erschienen-5.html

Publications de Thomas Maissen

voir

https://www.dhi-paris.fr/fr/institut/lequipe/equipe-scientifique/thomas-maissen.html

– Virginie Raisson, 2038 Les futurs du monde, Paris, 2016

https://www.festivalgeopolitique.com/virginie-raisson-victor-2038-les-futurs-du-monde

voir aussi

https://thegoodlife.thegoodhub.com/2018/01/10/explosion-demographique-bombe-a-retardement-ou-petard-mouille%E2%80%89/

plus ancien

https://www.goodplanet.info/debat/2016/12/07/59132/

– Rachel Brahy [et al.], Dialogues sur la diversité, Paris, 2016 [nouvelle édition 2018]

http://www.presses.uliege.be/jcms/c_16241/dialogues-sur-la-diversite

http://www.reflexions.uliege.be/cms/c_411975/fr/la-diversite-au-dela-des-elements-de-langage

– War beyond Words: Languages of Remembrance from the Great War to the Present, Cambridge University Press, 2017

https://historynewsnetwork.org/article/169615

Voir aussi en 2014

https://www.history.ac.uk/reviews/review/1628

– GILMOUR, David, The British in India: Three Centuries of Ambition and Experience; London, Penguin, 2018

https://books.telegraph.co.uk/Product/David-Gilmour/The-British-in-India–Three-Centuries-of-Ambition-and-Experience/22757741

https://www.theguardian.com/books/2018/sep/27/the-british-in-india-by-david-gilmour-review

https://www.thetimes.co.uk/article/review-the-british-in-india-three-centuries-of-ambition-and-experience-by-david-gilmour-why-the-raj-and-empire-confound-simplistic-moral-judgement-g9z0dn3w7

–  De COCK, Laurence, Sur l’enseignement de l’histoire : Débats, programmes et pratiques du XIXe siècle à aujourd’hui, Paris, 2018

Comment enseigner l’histoire ?

La chercheuse Laurence De Cock s’est penchée sur un siècle de programmes scolaires. Du « récit national » élaboré par la IIIe République aux débats récents sur le passé colonial, elle montre comment la discipline est devenue peu à peu un enjeu brûlant.

Tous les renvois aux recensions sous cet URL

http://www.editionslibertalia.com/blog/sur-l-enseignement-de-l-histoire-l-obs-180524

– Anheim, Etienne, Le travail de l’histoire, Paris, 2018

« Qu’est devenu aujourd’hui le « métier d’historien » dont parlait Marc Bloch ? En suivant le fil d’une expérience individuelle, ce livre s’interroge sur le travail de l’histoire, entendu dans un double sens. C’est d’abord le travail sur l’histoire, comme matériau de recherche, qui pose des questions intellectuelles mais aussi pratiques. Comment devient-on chercheur en histoire ? Que signifie lire, écrire, éditer des textes quand on est historien ? Quels sont les enjeux de l’enseignement de l’histoire ? Pourquoi participer à l’évaluation ou à l’administration au sein des institutions universitaires ? Qu’implique le fait d’intervenir dans la sphère publique ? Ces questions font le quotidien de l’historien autant, voire plus, que la fréquentation des archives et des bibliothèques. En filigrane, le travail de l’histoire désigne aussi, dans un sens qui mêle les dimensions personnelle et professionnelle, l’histoire au travail. Non seulement l’histoire comme flux temporel, qui transforme les êtres et les choses, mais aussi comme discipline, qui produit des effets sur celui qui la pratique et qui est, en retour, travaillé par cette histoire. »

http://crh.ehess.fr/index.php?6295

voir aussi cet article développé

https://aoc.media/entretien/2018/10/06/etienne-anheim-lhistoire-ne-repondre-a-toutes-difficultes-de-societe-francaise-vis-a-vis-de-passe/

– Jacques Revel et Etienne Anheim, historiens enthousiastes Les Rendez-vous de l’histoire. Les deux chercheurs, trente ans d’écart, portent chacun un regard incisif et généreux sur leur discipline et ses évolutions.

extraits de Lemonde.fr, 4 octobre 2018,  André Loez

« Etienne Anheim y excelle. Dans un texte finement ciselé, il aborde les dessous et les aspects généralement peu valorisés ou jamais racontés de la profession. Les commissions de recrutement et les halls d’aéroport. Les réunions de départements et relectures de textes rédigés par des proches. Les moments difficiles où il faut enseigner, faire de l’histoire, quand même, lorsque tout vacille, comme au lendemain des attentats de novembre 2015. D’un matériau personnel et quelquefois intime, il tire des maximes qui ne manquent pas de grandeur : « Nous travaillons sur ce qui nous travaille. » Et pour quoi, au fond ? L’histoire, ni « tribunal où juger sans fin le passé », ni « réservoir de rêveries exaltantes », est une « école de la lucidité ». Telle qu’elle se déploie dans ce livre, la sienne peut assurément servir de modèle. »

https://abonnes.lemonde.fr/livres/article/2018/10/04/jacques-revel-et-etienne-anheim-historiens-enthousiastes_5364320_3260.html?

 « Étienne Anheim est directeur d’études à l’École des Hautes Etudes en Sciences Sociales, spécialiste de l’histoire sociale de la culture en Europe à la fin du Moyen Âge et de la Renaissance. Il est également vice-président de la Fondation des Sciences du Patrimoine et directeur des Éditions de l’EHESS. Il a consacré son habilitation et plusieurs articles à la peinture italienne à la fin du Moyen Âge et a été membre du comité scientifique de la restauration des fresques de la Chapelle Saint-Martial (Palais des papes d’Avignon). Il a aussi publié Clément VI au travail. Lire, écrire, prêcher au XIVe siècle (Publications de la Sorbonne, 2014). »
– Capdepuy, Vincent, 50 histoires de mondialisations, Paris, 2018
Extrait
« L’HISTOIRE GLOBALE N’EST PAS l’histoire universelle d’antan, ce n’est pas l’histoire du monde, la somme impossible de toutes les histoires des hommes. L’histoire globale est l’histoire de la mondialisation, ou plutôt des mondialisations. Lorsqu’on la pense au singulier, on se réfère immanquablement à ce qu’on connait, ce processus pluriséculaire qui semble s’être accéléré depuis quelques décennies et qui ne cesse de s’actualiser pour produire le Monde, cet espace-mouvement global qui nous dépasse et dans lequel nous vivons. Mais il serait plus juste de distinguer la mondialisation, comme processus général de mise en monde, et la globalisation, qu’on définirait comme la mondialisation étendue a l’échelle du globe. Si l’histoire globale a bien cette mondialisation globale en ligne de mire, car ancrée dans notre présent, elle n’en a pas moins pour objet d’étude toutes les mondialisations passées, partielles – aussi paradoxal que cela puisse sembler –, ici et là. »

– Faits religieux et manuels d’histoire. Contenus. Institutions. Pratiques. Approches comparées à l’échelle internationale, sous la direction de Dominique Avon, Isabelle Saint-Martin et John Tolan. Nancy, 2018

« Peut-on et doit-on enseigner les faits religieux à l’école ? À quelles conditions un savoir rigoureux et scientifique sur cette question peut-il être dispensé ? Au moment où, plus que jamais, le religieux est l’objet de multiples projections, qu’il est invoqué, voire instrumentalisé, par des acteurs du champ politique et souvent réduit à la violence qu’il génère, il est important que tous ceux qui ont pour mission de produire et de transmettre la connaissance afin de former les futurs citoyens puissent accéder à des outils de réflexion adaptés. (…) Le parti pris de ce livre, fruit du travail de nombreux spécialistes, est d’aller à l’encontre de ce point trop souvent aveugle de l’enseignement. Instruments par excellence de médiation entre les élèves et les professeurs, les manuels scolaires qui traitent des faits religieux sont ici analysés avec le souci de les objectiver au moyen de la méthode historique et de la comparaison non seulement entre des pays de cultures très différentes, mais aussi entre des conceptions idéologiques hétérogènes, voire concurrentes, au sein d’un même pays. (…)   l’intention de cet ouvrage est de mettre en perspective les institutions scolaires, les contenus enseignés et les pratiques pédagogiques (…)

https://afhrc.hypotheses.org/5333

voir aussi

http://ipra.eu/centre-ressources/fr/collections/show/36

voir aussi pour le colloque  « Le fait religieux dans les manuels d’histoire de fin de cycle scolaire. Autour et au-delà du Bassin méditerranéen », 2 au 4 décembre 2015.

http://www.msh.univ-nantes.fr/10245096/0/fiche___actualite/&RH=1159881577982

http://ipra.eu/centre-ressources/fr/items/show/207

– DEMOULE (J.-P.), GARCIA (D.), SCHNAPP (A.) 2018 – Une histoire des civilisations. Comment l’archéologie bouleverse nos connaissances. La Découverte, INRAP, 2018

https://www.jeanpauldemoule.com/portfolio/demoule-j-p-garcia-d-schnapp-a-2018-une-histoire-des-civilisations-comment-larcheologie-bouleverse-nos-connaissances-la-decouverte-inrap/

extraits

https://cdn.website-editor.net/94144c6e0eb14231b37a01465c86d6bf/files/uploaded/histoire-des-civilisations.pdf

– Dominique Dirlewanger, Les couleurs de la vieillesse : Histoire culturelle des représentations de la vieillesse en Suisse et en France (1940-1990), 496 p., Alphil

https://www.infoclio.ch/it/les-couleurs-de-la-vieillesse-histoire-culturelle-des-repr%C3%A9sentations-politiques-et-m%C3%A9diatiques-de

https://serval.unil.ch/notice/serval:BIB_FA2CD0F45D28

voir dans Uniscope, N° 625 / 19 juin (septembre 2017), p. 11

https://www.unil.ch/unicom/home/menuinst/publications/uniscope/archives-de-luniscope/2016—2017.html

– Vincent Capdepuy, 50 histoires de mondialisations : de Néandertal à Wikipédia, Paris, 2018

https://www.youtube.com/watch?v=c08v7WHJEj4

http://blogs.histoireglobale.com/50-histoires-de-mondialisations_4439

– Etienne Anheim, Le travail de l’histoire, Paris, 2018

Laurence de Cock, La classe de l’homme blanc. L’enseignement du fait colonial en France des années 1980 à nos jours, 2018

« Objet depuis les années 1980 d’attentions, de débats et de polémiques récurrentes, la place du fait colonial dans l’enseignement scolaire français est une « question vive ». Elle est examinée par l’historienne Laurence De Cock dans un ouvrage intitulé « Dans la classe de l’homme blanc. L’enseignement du fait colonial des années 1980 à nos jours », paru aux Presses Universitaires de Lyon. Issu de sa thèse, il s’appuie sur des sources riches et variées, notamment les archives de l’Éducation nationale. Nous en publions ici un texte de présentation par l’auteure, celui de l’éditeur et la table des matières.

Ce travail est issu d’une thèse sous la direction de Françoise Lantheaume, professeure à l’université Lumières Lyon 2. Comme l’a montré la dernière grosse controverse sur l’enseignement de l’histoire en 2015, l’enseignement du fait colonial est devenu l’un des contenus scolaires les plus mobilisés dans les débats publics pour témoigner d’un malaise dans la République et son école. C’est en effet à l’occasion de la publication des programmes de cycles 3 et 4 par le CSP (Conseil Supérieur des Programmes) que certains ont pu laisser éclater leurs colères et angoisses face à cette « attentat contre notre identité » comme l’écrit Jacques Julliard dans Marianne »

http://histoirecoloniale.net/Dans-la-classe-de-l-homme-blanc-par-Laurence-De-Cock.html

voir aussi

https://theconversation.com/dans-la-classe-de-lhomme-blanc-lenseignement-du-fait-colonial-en-france-102069

https://www.franceculture.fr/oeuvre/dans-la-classe-de-lhomme-blanc-lenseignement-du-fait-colonial-en-france-des-annees-1980-a-nos-jours

https://lyonelkaufmann.ch/histoire/2018/08/29/livre-dans-la-classe-de-lhomme-blanc-lenseignement-du-fait-colonial-en-france/

L’interview de l’auteur dans le site

https://www.lesinrocks.com/2018/09/03/actualite/comment-le-fait-colonial-t-il-ete-enseigne-en-france-depuis-les-annees-1980-111120462/

« Comment le “fait colonial” a-t-il été enseigné en France depuis les années 1980 ?

(…) l’historienne Laurence de Cock vient de publier sa thèse, “Dans la classe de l’homme blanc – l’enseignement du fait colonial des années 1980 à nos jours” (éditions Presses universitaires de Lyon). (…)

Qu’est-ce que le “l’enseignement du fait colonial” et pourquoi avez-vous souhaité consacrer votre thèse à ce sujet ?

Laurence de Cock – L’enseignement du fait colonial renvoie à plusieurs choses. C’est la manière avec laquelle la question coloniale au sens large – c’est-à-dire qui remonte à l’esclavage colonial donc au XVIe siècle – est inscrite dans les programmes scolaires. Et, de façon plus vaste, cela renvoie aussi à comment cette question est enseignée dans les classes. Compte tenu du fait que ce travail est une thèse, il fallait circonscrire le sujet, et, déjà, c’était tellement vaste d’aller voir comment le sujet était inscrit dans les programmes que j’ai décidé de laisser de côté pour ce travail-là la question des pratiques. Mais un travail exhaustif nécessiterait justement d’aller observer les concordances – ou pas, d’ailleurs – entre les prescriptions, c’est-à-dire les textes officiels, et les pratiques.

Maintenant, comment le sujet m’est venu ? J’évoque dans l’introduction du livre cette histoire que je raconte souvent, et qui, je pense, parle à tous les jeunes enseignants. J’ai vraiment été la jeune enseignante lambda, issue d’un milieu très favorisé et provincial. Et qui était déjà, certes, très politisée par un contexte familial et militant. Mais j’ai été envoyée pour mon premier vrai poste au coeur d’une cité de Nanterre, dans le collège le plus relégué de la ville, dans la cité Pablo Picasso. Collège dans lequel j’étais la seule prof d’histoire-géographie titulaire – tous les autres étaient contractuels. Honnêtement, quand je suis arrivée dans ce collège, au bout de quelques jours, je me suis dis : je vais démissionner de l’Education nationale. J’ai 25 ans, j’ai toute la vie devant moi, je ne vois pas bien ce que j’ai à faire avec des gosses qui ne m’écoutent pas, etc. Et puis, la force de mes convictions politiques m’a donné celle de prendre mon courage à deux mains.

Je me suis dit qu’il y avait quelque chose qui coinçait, et que cela n’était pas possible d’abandonner après avoir été autant engagée au lycée, à la fac, sur des causes liées notamment aux questions de l’immigration et du racisme, mais aussi après avoir travaillé sur l’histoire coloniale en Tunisie pour ma maîtrise et mon DEA. J’ai donc décidé de prendre les choses par le biais sociologique : j’ai lu des ouvrages de sociologie et ai découvert un auteur qui a beaucoup compté pour moi, Abdelmalek Sayad, dont l’un des livres porte sur les bidonvilles de Nanterre. J’ai alors compris, petit à petit, en discutant avec les gens, en me baladant dans le quartier, que j’étais sur un territoire pétri de la mémoire coloniale, et notamment celle de la guerre d’Algérie. J’ai réalisé à ce moment-là que le militantisme, ce n’était pas seulement distribuer des tracts mais surtout se confronter à des réalités sociologiques sur lesquelles on prétend statuer . Etant donné que j’avais travaillé sur l’histoire coloniale, j’ai commencé à faire des liens sur ce sujet qui m’anime tant : est-ce qu’il n’y avait pas des résonances, là, dans les problèmes que je rencontrais ?

Mais ça, c’était des questionnements de jeunette. Puis arrivent les révoltes de 2005. C’est une année très importante pour moi, car c’est celle où politiquement, à l’échelle nationale, la question de la mémoire coloniale a explosé. Au travers de tout un tas de chose, mes intuitions sont presque devenues des certitudes. Je me suis dit à ce moment-là : ces enfants-là, qui sont des enfants de l’immigration coloniale et post-coloniale, charrient des mémoires qui sont particulières – lesquelles travaillent la société française. J’ai donc décidé de faire se rencontrer mon activité pédagogique, mes problématiques professionnelles, et mes centres d’intérêt académiques. Et donc, pourquoi pas, de faire un livre sur ces enjeux mémoriels – mais, à la base, pas du tout pour faire une thèse ! J’ai fait les choses à l’envers et la thèse beaucoup plus tard, pas dans une optique carriériste, mais c’est plutôt une thèse qui est venue m’aider à questionner mes problématiques pédagogiques et militantes.

En introduction, vous expliquez vouloir “interroger cette progressive problématisation et politisation d’un contenu scolaire devenu l’un des révélateurs des tensions entre l’école, la société, la République et la nation”. Pourquoi ce sujet est-il devenu le symbole et le catalyseur de tous ces points de crispations ?

C’est ce que j’ai essayé de comprendre : ma thèse porte sur l’articulation entre les débats politiques, publics, et l’écriture des programmes scolaires. Très souvent, on entend “Oui, dans les programmes, il n’y a pas d’histoire coloniale” – ce qui renvoie à ceux et celles qui revendiquent qu’on parle enfin du passé colonial. De l’autre côté, dans le pôle inverse, on entend “On en parle trop, c’est la repentance, la calinothérapie”. Et moi qui suis prof, et donc qui connaîs les programmes, je me dis qu’il y a un problème. Car non, on n’en parle pas trop, et oui, on en parle. Cela veut donc bien dire qu’il y a quelque chose qui se passe entre la façon avec laquelle l’enseignement de l’histoire fait débat, et la réalité des textes et du quotidien des enseignants. Et donc j’interroge cela : comment on a pu arriver à ce que soit possible de dire, en même temps, “il n’y en a pas”, ou “il y en a trop”. Ce qui m’intéresse, ce sont les conditions de possibilité de ce phénomène, de ce double discours. Je me dis donc qu’il n’y a plus de rationnel – et s’il n’y a plus de rationnel, c’est qu’il y a un vrai problème. J’interroge les conditions de la construction de ce problème.

Ce qui apparaît, c’est que, progressivement à partir de la fin des années 1970, la question de l’immigration coloniale et postcoloniale se construit comme un problème, au sens sociologique du terme. Il y a une mécanique, avec des acteurs, des vecteurs – dans lesquels les médias jouent un grand rôle, mais pas que -, qui construit un sujet comme un problème. Grosso modo selon celle-ci : d’abord une culturalisation de la question de l’immigration, ce qui veut dire qu’on ne va plus la penser d’un point de vue social mais du point de vue de l’origine culturelle des immigrés. Et ce “on”, ce sont notamment les institutions (dont l’école), les médias, etc. Ensuite, progressivement va s’y adjoindre, à la fin des années 1980 et dans les années 1990, la question religieuse, avec par exemple les affaires sur le voile à l’école. Puis, à la fin des années 1990, va se superposer à cette question culturelle et religieuse, la question de la mémoire. La mémoire va devenir un objet de revendication pour les uns – sur le mode “on ne parle pas de notre histoire, or nous en avons besoin” – et, pour les autres, un objet d’instrumentalisation pour empêcher la reconnaissance de ces mémoires.

Pour toutes ces raisons, cela devient un objet de crispation : le fait colonial devient un prisme pour penser la question de l’immigration dans la société française. Aujourd’hui, on en est loin d’être sortis, et ce qui domine est ce que certains appellent la question identitaire. Soit l’incapacité de penser sereinement la question de la place du racisme, de la place de l’islam dans la société – car c’est bien de cette religion dont il est question -, de la place de la question raciale au sens sociologique du terme, et également, du rapport de l’Etat français à son passé colonial sombre – car c’est un passé sombre. On est aujourd’hui à la confluence de tous ces points de crispation. (…) »

– Yuval Noah Hariri, 21 leçons pour le XXIe siècle, Paris, 2018 (21 Lessons for the 21st Century, 2018)

https://www.theguardian.com/books/2018/aug/15/21-lessons-for-the-21st-century-by-yuval-noah-harari-review

« “How do you live in an age of bewilderment, when the old stories have collapsed, and no new story has yet emerged to replace them?”  »

Un extrait de la critique du Guardian

« There are plenty of provocations – why climate change might benefit the Russian economy, how humans could evolve into different species – but the globetrotting, history-straddling scope of Harari’s approach has an obvious drawback, which is that some of the observations here feel recycled. His sweeping statements, breathtaking though they are, can also feel untethered from the intellectual traditions from which they come. References to previous thinkers and writers on the subjects he covers are largely tucked away in endnotes.

Here’s an example. In the chapter on work, Harari suggests that technology could reduce the availability of paid labour for humans, creating millions of “spare” people. In response, we could “widen the range of human activities that are considered to be ‘jobs’”, Harari writes. “Maybe we need to turn a switch in our minds and realise that taking care of a child is arguably the most important and challenging job in the world.” Unpaid caring labour is undervalued in capitalist systems? No one tell the feminist movement, it’ll blow their minds. »

autre critique du 22 août 2018

https://www.newstatesman.com/culture/books/2018/08/yuval-noah-harari-s-21-lessons-21st-century-banal-and-risible-self-help-book

« If Sapiens examined humanity’s deep past, and his follow-up work, Homo Deus, considered its potential long-term future, 21 Lessons focuses on the troubles of the here and now. As Labour and the Conservatives are busy wrestling with their internal psychodramas of anti-Semitism, Brexit and Boris Johnson, it is refreshing to read someone seemingly more attuned to the potential doomsday scenarios we are facing. » (…)

« It would be easier to take Harari seriously if his “lessons” in any way measured up to these global conundrums. Unfortunately, for those who were expecting more from such a celebrated author, his injunctions simply die on contact with the reality of our present moment.

The first problem is one of conception. The book is composed from various op-ed columns, as well as responses to questions asked by readers, journalists and colleagues. These may have worked well as individual pieces. But taken together, the result is a study thick with promise and thin in import. The sort of messages Harari issues – “the only real solution is to globalise politics”; “humans of all creeds would do well to take humility more seriously”; “invest time and effort in uncovering our biases”; “Leave your illusions behind. They are very heavy”; “When you wake up in the morning, just focus on reality” – are either too vague or too hollow to provide any meaningful guidance.

Harari’s concluding style comes straight from the insipid “on the one hand, on the other” school of second-rate essay writing. In the meagre ten pages he devotes to “War” and the chances of a third global conflict, he ends by saying that, “On the one hand, war is definitely not inevitable… »

Dans Lemonde.fr, extrait de la critique de Piotr Smolar, 19.09.2018

https://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2018/09/19/yuval-noah-harari-l-historien-du-futur_5357008_3232.html?

« On n’est pas obligé de prendre à la lettre toutes les prédictions, ni de se sentir concerné par son long éloge des vertus de la méditation, qu’il pratique avec assiduité. On est aussi en droit de ne pas frissonner d’aise à l’annonce de l’invention de la viande artificielle, conçue en laboratoire.

En revanche, on doit reconnaître que Yuval Noah Harari a un talent rare pour distinguer l’essentiel de l’accessoire, à l’heure où, note-t-il, la foi dans les récits anciens s’éteint et que d’autres tardent à émerger. Dans la partie la plus stimulante du livre, Yuval Noah Harari pose un diagnostic cru sur la crise du modèle occidental. « Le système politique libéral a été façonné au cours de l’ère industrielle pour gérer un monde de machines à vapeur, de raffineries de pétrole et de postes de télévision, raconte-t-il. Il a du mal à faire face aux révolutions en cours de la technologie de l’information et de la biotechnologie. » »

– Vincent Milliot, « L’Admirable police ». Tenir Paris au siècle des Lumières, Paris, Champ Vallon, 2017

https://laviedesidees.fr/L-ancien-regime-policier.html

« L’ouvrage s’inscrit dans une série de contributions collectives, d’articles programmatiques et de monographies sur les systèmes policiers en Europe aux XVIIIeXIXe siècles (p. 27-29) qui, depuis les années 1990, vise à renouveler l’histoire des polices à l’époque moderne [1]. Depuis 20 ans, Vincent, Milliot a profondément participé à ce renouvellement, qui s’appuie notamment sur l’analyse approfondie des sources de la pratique, en complément des textes réglementaires, déjà bien connus.  »

– Ugo Palheta, La possibilité du fascisme. France, la trajectoire du désastre, La Découverte

« Que faire face à la lente montée du racisme et à l’enracinement de l’extrême droite ? Le fascisme est re-devenu possible en France, affirme le sociologue Ugo Palheta. Face à une crise protéiforme de l’État, il faut nommer le mal si l’on veut le combattre. »

« Ce livre tient un équilibre instable entre un essai universitaire de sociologie politique – 500 notes de bas de pages – et une prise de position militante, pour cet intellectuel engagé. Le ton du tract affleure parfois, comme lorsque l’auteur compare avec outrance la présidence « jupitérienne » d’Emmanuel Macron à la dureté d’un dirigeant stalinien (p. 87). Mais en dehors de ces saillies et slogans, le livre se présente comme la tentative réussie d’un large état des lieux, connectant les analyses historiennes les plus récentes sur la notion de fascisme, les catégories d’analyse marxistes et surtout, le legs d’Antonio Gramsci : le livre peut se lire dans sa globalité comme une tentative de penser notre situation française comme une immense « crise d’hégémonie », en reprenant un des concepts fondamentaux du penseur marxiste italien.  »

https://laviedesidees.fr/Bien-nommer-le-mal.html

– « Race » : un mot de trop ? de Pierre-André Taguieff, Paris, 2018, CNRS

Extrait provenant de la critique de Lemonde.fr

« Dans un essai percutant, Pierre-André Taguieff, auteur de nombreux ouvrages traitant du racisme et de l’antiracisme, retrace l’histoire des passions intellectuelles qui se sont cristallisées autour du mot « race ».

Catégorie appliquée à la diversité humaine, ce mot a d’abord constitué « un outil de connaissance qui a servi à rendre intelligible le monde à une époque, celle des Lumières, où connaître était avant tout décrire distinguer et classer ». Ses usages idéologiques sous l’Allemagne nazie lui ont apporté une connotation négative « au point qu’il est devenu suspect, voire maudit ». »

https://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2018/10/16/ldj-race-debats-et-derives_5369884_3232.html?

voir aussi l’Express, 2 septembre 2018

https://www.lexpress.fr/culture/race-cachez-ce-mot_2033144.html

« Si l’idée de race est devenue suspecte, c’est parce que le « racisme », avant même l’apparition du mot en langue française, au sens qu’il a toujours aujourd’hui, entre 1922 et 1925 – ainsi que je l’ai établi dans La Force du préjugé -, a suscité indignation et condamnation morale. Dans la thèse de l’inégalité des races comme dans celle de la lutte des races, il était facile d’apercevoir la charge de haine et de mépris dont on pouvait craindre à juste titre qu’elle justifiât des injustices ou des violences. D’où la forte péjoration attachée au mot « race » lui-même.

Ce qui, dès la fin du XIXe siècle, a fait l’objet d’un examen critique doublé d’une dénonciation politico-morale, c’est le « préjugé des races », la « théorie des races », la « philosophie des races » ou la « doctrine des races », premières dénominations du racisme comme phénomène idéologique. Les libéraux comme certains socialistes, tenants de la vision progressiste de la marche de l’Histoire, ne pouvaient accepter la principale conséquence morale et politique de la thèse de la toute-puissance de l’hérédité présupposée par les théoriciens de la race, à savoir un fatalisme doublé d’un pessimisme radical : croire qu’il existe des hérédités raciales intangibles engage à baisser ou croiser les bras devant quelque chose comme une nouvelle figure du Destin.

Cette biologisation de la fatalité était le principal reproche fait par Alexis de Tocqueville (1805-1859), dès le 11 octobre 1853, au « système » d’Arthur de Gobineau (1816-1882) dont il venait de lire les deux premiers volumes de l’Essai sur l’inégalité des races (parus respectivement en juin et en juillet 1853) :

« Je ne vous ai jamais caché du reste, que j’avais un grand préjugé contre tout ce qui me paraît être votre idée-mère, laquelle me semble, je l’avoue, appartenir à la famille des théories matérialistes et en être même un des plus dangereux membres, puisque c’est la fatalité de la constitution appliquée, non plus à l’individu seulement, mais à ces collections d’individus qu’on nomme des races et qui vivent toujours. »

(…) Comme l’a noté l’historienne Madeleine Rebérioux, le mot « race », au XXe siècle, est porteur de plusieurs « mémoires », en France comme ailleurs. Mais ces « mémoires » associées au mot « race » ne s’additionnent pas nécessairement, elles ne fusionnent pas non plus pour fonder ce que les antiracistes militants appelle la « lutte contre tous les racismes ». Ce qu’une analyse historique froide permet de mettre en évidence, c’est bien plutôt l’existence de diverses traditions antiracistes qui peuvent s’avérer contradictoires entre elles. »

Jay Winter, historien recommandé

.- Jay Winter. War beyond Words: Languages of Remembrance from the Great War to the Present. Cambridge: 2017

https://networks.h-net.org/node/28443/reviews/1140393/clarke-winter-war-beyond-words-languages-remembrance-great-war

Son interview

https://historynewsnetwork.org/article/169615

« When you ask about public history, it’s been an absolutely clear objective in my life to use the position I have earned as an academic to go beyond the walls of the academy. I can take risks. Admittedly, I could do it because nobody will throw me out of my job at Cambridge. That’s been my life. In fact, I’ve just this year been appointed emeritus director of the museum of Peronne, the Historial de la grande guerre. Retirement has its own rewards.

Now is the period for the marking of the centenary of the Great War.These last three years have been a whirlwind. I’ve traveled the world talking to groups large and small, mostly university groups, about the First World War because that’s where the twentieth and the twenty-first century all came from. » (…) »

Robin Lindley: You are a powerful storyteller in your works of history. InWar Beyond Words you speak eloquently and vividly of the slaughter and waste of war, beginning with the First World War and to our time. You explore how the wars are imagined in art. Your book is very wide ranging. Are there a couple of themes that you hope readers will take from the book? 

Professor Jay Winter: One of them is why I chose the title, War Beyond Words. The soldiers who come back from war frequently speak through silence. Not everybody. Not every war. Not all the time. But I’ve been struck by the growing awareness of silence as a language of memory. I have been struck too by how the research done on shell shock over the last 30 years has been taken up by veterans’ groups much more frequently now. They are well of the fact that there are a host of reasons soldiers are trapped in silence, through a kind of self-formed cultural code of stoicism, of keeping quiet whatever it is in their war service that is worming through their postwar lives.

I also felt deeply that the wives who have to look out for these men need somebody to speak for them. They are not high on the list of subjects for war films or television documentaries.

When I wrote a chapter on silence as a language of memory, I had very much in mind the emergence of shell shock in the First World War but I also had in mind the relatively recent liberation of veterans’ groups from the notion that psychological injury is an embarrassment or a matter of shame. It goes back to Max Lejeune. Here was a man who was child and, after the war, his father came back and maltreated him. And he still felt he needed to do something to win his father’s love, which was to build a museum. These moments of transmuted trauma where children suffer because the father suffers have spanned the whole century.

Yes, it is true that in the book I published last year under the title War beyond Words, the Holocaust is in the middle of the story I tell in this book. It’s the first time I have had the courage to approach it directly or at least at an angle. The Greek poet Kavafy liked to say that the only way to look at the world to understand it is at a tangent. I think that’s probably true for discussion of the Holocaust.

Silence has a message for us now in our violent times, and many people of different political persuasions and attitudes can understand how powerful a language of memory it is.

And a second message I would like to highlight in War Beyond Words is from the section on martyrdom. The language of al Qaeda is so appalling. Years ago,I began to take a look at the evolution of the concept of martyrdom in the course the twentieth century. I tripped over material related to the fact that, at the time of the Holocaust, the Hebrew use of the word ‘martyr’ began to fade. I wondered about that, especially given the fact that the term martyr does exist in many different contexts, including as I found today in the Armenian community where two million victims of the Armenian genocide were turned into saints or canonized on the 24th of April 2015.

It seems to me that the language of martyrdom was a terrible language to be caught up in. We see how brutalizing it is in the deformation of Islam that al Qaeda and ISIS maintain, but I believe that many other people use the term of martyrdom as a sacred duty or religious act, which unfortunately still lingers around the subject of military service.

I honor those who serve. But to me the fundamental question that I have spent my live trying to answer is: how is it possible to honor those who die in war without honoring war itself? I’ve been trying to answer that in 50 years of work. I don’t claim to have answer. But I know what isn’t an answer. Glorifying war isn’t an answer. Glorifying martyrs in the course of war is not part of the answer.

There is a second message related to that image of martyrdom, which is past in some part of the world and I unfortunately is still alive in some regions still to this day. Words have their own history, and I wanted to show that even among the victims of the Holocaust, there was a turn away from the language of martyrdom, because the mass of people murdered by the Nazis had no choice in the matter. They did not choose to die to affirm their faith. Many had no faith, and what about one and a half million children? Did infants have a choice. Since there was no choice, the word ‘martyr’ in Hebrew began to fade away. That is true in Western Europe too, though not elsewhere.

The same point is developed in another part of the work. There’s a section in the book on the history of the word “glory.” I thought the film Glory on the War Between the States was a fine film, but you couldn’t make that film anywhere else in the world today. Because ‘glory’ has faded out as a way or representing war—in some places, and not in others.

I’ve lived most of my adult life outside the United States and that makes me look at American exceptionalism in different ways. I think the word glory itself is the wrong one. I try to show this through the English war poets whose work resonated because the term glory was in decline. There was no space for it in the vernacular in which a country like Britain thinks about its past. That’s not true with countries like Ireland or France where glory came out of the Roman Catholic tradition or a revolutionary tradition, which still had a vast majority of their populations as adherents. In those places, ‘glory’ flourished; not in England during and after the Great War.

In England, something different happened. That effort poetically to go beyond glory describes something very special in British cultural history that I felt and have known through my life. I raised my children in England and came to know the war poets. That word glory is one that I hope people will look at differently from reading my book.  »

Lire aussi

Penser la Grande Guerre. Un essai d’historiographie par Antoine Prost et Jay Winter, Paris, Le Seuil, « Points-Histoire », 2004

http://www.seuil.com/ouvrage/penser-la-grande-guerre-antoine-prost/9782020540391

https://www.lhistoire.fr/penser-la-grande-guerre-un-essai-dhistoriographie

 .- Jay Winter and Antoine Prost. The Great War in History: Debates and Controversies, 1914 to the Present. (Studies in the Social and Cultural History of Modern Warfare.) English edition. New York: Cambridge University Press. 2005

https://academic.oup.com/ahr/article-abstract/111/3/911/16493

– Olivier Wieviorka, Une histoire de la résistance en Europe occidentale, Paris, 2017

https://abonnes.lemonde.fr/livres/article/2017/01/05/l-europe-resistante-reevaluee_5057949_3260.html?

« L’intérêt du livre tient à la réévaluation globale du rôle des forces résistantes dans la libération des pays d’Europe occidentale. Olivier Wieviorka démontre qu’elles n’auraient jamais pu croître sans le soutien de Londres, d’abord, de Washington, ensuite. L’auteur va plus loin, affirmant que, même épaulée par les services secrets britanniques (SOE) et américains (OSS), « l’armée de l’ombre ne parvint pas à affecter dans des proportions significatives la production destinée à la machine de guerre allemande ».

A la marge

Statistiques à l’appui, il en conclut que la résistance ne pouvait intervenir qu’à la marge en Europe occidentale, dès lors que la guerre moderne reposait sur la puissance de feu et la mobilité. S’il n’occulte pas l’« apport inestimable » fourni par les partisans en termes de renseignements, il pointe la faiblesse de leur armement, leur manque d’entraînement dans un conflit dominé par les blindés et l’artillerie. On peut s’étonner que l’auteur pousse son raisonnement jusqu’à affirmer que, résistance ou non, l’Europe occidentale aurait été libérée par les forces anglo-américaines. Au total, pourtant, il faut souligner la grande clarté de cette synthèse, convaincante de bout en bout. »

– Explorer le Temps au Liban et au Proche-Orient, ed. par Chiffoleau, Sylvia, Dannaoui, (…) – Beyrouth, IFPO, 2018

https://www.imarabe.org/fr/boutique/produit/explorer-le-temps-au-liban-et-au-proche-orient

« Issues d’un colloque tenu en 2013, les contributions explorent la relativité de la notion de temps au Proche-Orient. De la question du temps cyclique et de la transmigration des âmes chez les alaouites aux horloges antiques et médiévales, en passant par les temporalités migratoires chez les travailleurs étrangers du Liban, le temps est ici envisagé comme un marqueur culturel et social fondamental »

Explorer le Temps au Liban et au Proche-Orient

compte-rendu du colloque

– Ludivine Bantigny, 2013, La France à l’heure du monde. De 1981 à nos jours, Paris, Seuil, coll. « L’Univers historique »Paris, 2013 (réédition 2018)

voir

http://blogs.histoireglobale.com/la-france-a-lheure-du-monde_3757

« L’ouvrage de Ludivine Bantigny se lit avec plaisir. L’écriture est leste, riche d’assonances et d’échos intertextuels, et l’auteure joue avec la mémoire vive du lecteur. La période couverte est relativement courte, trente ans, un peu plus, mais par l’ensemble des aspects abordés, ce travail est une somme très riche sur la France du temps récent – au risque peut-être d’un effet kaléidoscopique et de chatoiements stylistiques. Nombre de paragraphes susciteront autant de satisfaction que de frustration. On voudrait souvent en savoir plus. Cependant, on appréciera la diversité des recherches sollicitées, géographiques, sociologiques, anthropologiques, économiques… La nature « totalitaire » de l’histoire, comme le disait Fernand Braudel, est manifeste. Néanmoins toutes ces réflexions sont mobilisées par une historienne qui entend bien mettre le temps au centre de son analyse, ce qui n’est pas si banal, et plus encore s’interroger sur la maîtrise du temps : « qui donne l’heure » (p. 11). Mais ce temps est essentiellement pris dans sa dimension diachronique, dans son écoulement. La problématique axiale est celle du changement, même si ce n’est pas toujours celui promis par les politiques. Au lecteur de suivre les enchevêtrements de ces histoires parallèles de la France et de saisir la toile du Monde qui y est tissée en filigrane. »

https://aggiornamento.hypotheses.org/1670

Rédacteur : Eric Fournier

« La France à l’heure du monde est le dixième et dernier volume de la collection « histoire de la France contemporaine » dirigé par Johann Chapoutot, (…)

La première partie consacrée à la vie politique s’ouvre avec un récit rythmé par le temps du jeu gouvernemental, avant d’interroger les reconfigurations des cultures et des partis ; puis la diversité et l’intensité des engagements et des réappropriations, moins de la politique que du politique. Le deuxième moment du livre, variant les échelles d’analyses, interroge la place de la France dans la mondialisation économique, dans l’Europe en construction, dans un ordre politique mondial en mouvement enfin. La troisième partie se penche sur « le vivre ensemble ? » décliné à travers les rapports de genre, la coexistence des différentes générations, le monde du travail, les territoires urbains, la question du creuset républicain. La France à l’heure du monde s’achève par une partie consacrée aux « imaginaires de l’ère planétaire », à la diversité des productions culturelles du présent (littérature, théâtre, cinéma, internet).

Ce livre très dense, répondant donc magistralement à l’exigence de synthèse, est incontestablement servi par une écriture toujours fluide et accessible, souvent imagée (« la brûlure des guerres tièdes », « aléas et désarrois de l’emploi »), parfois cinglante (« la fabrique de l’ennemi : quelle islamophobie ? » ; « 1984 : désillusions et camouflets ») et même à l’occasion espiègle (« le syndicalisme dans son plus simple appareil » ; « vague à l’âme pour gauche au pouvoir »). »

https://dissidences.hypotheses.org/4179

Un compte rendu de Vincent Chambarlhac et Jean-Paul Salles

« Une synthèse donc, sur notre époque contemporaine. Une histoire du temps présent dont le défi principal est justement ce rapport à l’époque. Comment l’étreindre, en donner les lignes de fuite, les brisures, ce temps qui s’étire, qui n’est pas encore une période pour l’historienne, mais des séquences enchevêtrées quand l’après 1989 se proposait de tirer le bilan du XXe siècle, et d’opiner à la fin de l’histoire ? Ce rapport au temps, travaillé dès l’introduction traverse tout l’ouvrage, sans cesse questionné, repensé. Ainsi, outre une synthèse avertie, le livre présente de manière feutrée une réflexion sur l’écriture de l’histoire, servie par un style qui toujours favorise la lecture. Le style ici, fait l’historienne.  (…) »

voir aussi :

l’entretien

https://www.liberation.fr/debats/2018/01/19/ludivine-bantigny-68-c-est-de-la-joie-et-aussi-la-peur-de-ne-pas-etre-a-la-hauteur_1623844

article

https://laviedesidees.fr/Les-temps-desaccordes-de-la.html

– F. Jarrige et T. Le Roux, La contamination du monde. Une histoire des pollutions à l’âge industriel, Paris, 2017

https://laviedesidees.fr/Le-choix-de-polluer.html

https://www.ehess.fr/fr/ouvrage/contamination-monde