Signalement des parutions récentes

Parutions récentes

Cahiers pédagogiques N° 546 – L’histoire à l’école : enjeux, dossier coordonné par Alexandra Rayzal et Benoit Falaize juin 2018

http://www.cahiers-pedagogiques.com/No-546-L-histoire-a-l-ecole-enjeux-11679

– Frankopan, Peter, Les routes de la soie, trad. de l ‘anglais, Nevicata, 2017
Cet ouvrage ne porte pas tant sur l’histoire que l’on pourrait faire des « routes de la soie » que sur les pays et peuples se trouvant entre Europe et Chine : Moyen-Orient, péninsule indienne, Asie centrale. C’est un essai d’histoire globale, relisant celle-ci du point de vue de ces peuples.Une lecture novatricePour les recensions, parfois critiques, voirhttps://blogs.letemps.ch/dominique-de-la-barre/les-routes-de-la-soie/https://www.la-croix.com/Culture/Livres-et-idees/Peter-Frankopan-nouvelle-histoire-monde-2017-11-01-1200888737
Dans les manuels scolaires, l’histoire et la géographie ne sont souvent qu’un récit autocentré de l’essor de l’Europe, de la Grèce antique à la révolution industrielle du XIXe siècle. Aujourd’hui encore, l’importance de « la Méditerranée, berceau de la civilisation », fait partie des clichés les mieux partagés du discours politique. L’historien Peter Frankopan élargit la perspective en regardant le passé du monde à partir de son « milieu », cet espace qui court des rives orientales de la Méditerranée jusqu’à l’Himalaya, véritable « axe de rotation du globe », de l’Atlantique au Pacifique. (…)
et une interview de l’auteur
août 2018
– « 1918 : comment la guerre nous a changés », l’Histoire, No 449-450, juillet-août 2018
Ce numéro est recommandé. Les causes et les circonstances de la Grande Guerre sont souvent détaillées. Ici ce sont les conséquences de la « Grande Guerre » qui sont mises avant. C’est pour le lecteur l’occasion de retrouver ou découvrir les synthèses des historiens contemporains : Bruno Cabanes, Arndt Weinrich, Antoine Prost, et aussi Pierre-François Souyri, comme si celui-ci, par sa présence, souligne la nécessité d’une vision extraeuropéenne de cet épisode historique
Pour ces auteurs, voir aussi
– Cabanes, Bruno, The Great War and the Origins of Humanitarianism, Cambridge, Cambridge University Press, 2014, 390 p., ISBN 978-1-107-02062-7

https://www.cairn.info/revue-d-histoire-moderne-et-contemporaine-2015-4-page-196.htm

– Cabanes, Bruno, Les sociétés en guerre, 1911 – 1946 [Societies at War, 1911 – 1946], coedited with Édouard
Husson. Paris: Armand Colin, 2003, collection «U», 286 p.

– Weinrich, Arndt  et Marcowitz, Reiner, La longue mémoire de la grande guerre: Regards croisés franco-allemands de 1918 à nos jours, Paris, Septentrion, 2017

Le Monde vu d’Asie : une histoire cartographique, Pierre Singaravélou, Fabrice Argounès, Paris, Seuil/Musée national des arts asiatiques-Seuil, 2018

Une publication accompagnant l’exposition du Musée Guimet à Paris

voir les recensions

https://www.philomag.com/les-livres/grand-angle/le-monde-vu-dasie-une-histoire-cartographique-35936

http://www.liberation.fr/debats/2018/07/18/l-asie-a-vu-naitre-des-traditions-cartographiques-plus-anciennes-que-l-europe_1667389

Pierre Singaravélou, Fabrice Argounès

« L’Asie constitue jusqu’au XIXe siècle «l’ailleurs» par excellence des Européens, le berceau de la civilisation mais aussi l’envers de l’Europe. La mondialisation actuelle, qui se polarise sur l’Asie, nous invite à revisiter l’histoire longue de ce continent et de son rapport au monde, en inversant les perspectives. Comment les Asiatiques perçoivent-ils les Européens et l’Extrême-Occident ? Comment ces représentations ont-elles évolué depuis près d’un millénaire ? Les cartes permettent de faire immédiatement cette expérience de décentrement du regard. Le continent asiatique a vu naître et s’épanouir des traditions cartographiques parfois plus anciennes et certainement plus diverses qu’en Europe, de l’Afghanistan au Japon et de la Mongolie jusque dans l’Indonésie actuelle. Pourtant, ces traditions scientifiques et esthétiques sont méconnues en Europe.»

–  Offenstadt, Nicolas, Le pays disparu, Paris, Stock, 2018
« Pour un historien habitué à fréquenter les archives, ce genre de découverte a quelque chose de fascinant, raconte Nicolas Offenstadt. Dans toute société, leur accès est codifié, ritualisé, réglementé. Il faut montrer patte blanche, tous les documents ne sont pas accessibles, surtout quand ils sont relatifs à des individus, qui nécessitent des dérogations. Là, il y a une sorte d’inversion complète de cet ordre. Il suffit de tendre la main pour entrer en trente secondes dans l’intimité d’un individu. Cet accès immédiat à une époque sur laquelle l’Allemagne a voulu ­tirer un trait après la réunification, en 1990, est extrêmement troublant. Si on s’en donne la peine, on peut reconstituer là des milliers d’histoires. »
extrait de : Lemonde.fr, 4.06.2017
Votre livre est un travail de réflexion sur le métier d’historien. Vous êtes presque en situation d’explorateur…

« Une partie du livre est fondée sur l’exploration urbaine (urbex). C’est un mouvement qui dépasse le cadre de la RDA. Il s’est développé depuis une trentaine d’années. Il s’agit de visiter des lieux abandonnés ou déserts, sans autorisation, de façon libre et même parfois illégale. Principalement dans les villes. C’est un mouvement international qui connaît un succès grandissant. Il y a une version politique qui vise à desserrer les contraintes dans la ville, se réapproprier l’espace urbain. Certains urbexers vont sur les voies de chemin de fer, les chantiers de construction… Il existe aussi une version esthétique, à laquelle participent beaucoup de photographes. La ruine romancée, le pouvoir d’évocation des friches. Je me suis demandé quelle utilisation on pouvait en faire pour les sciences sociales. Quelle utilité pour l’historien ? Pour moi, l’urbex est une archéologie de surface, du présent. En ex-RDA, cela doit se lier à une réflexion sur l’abandon. J’ai visité plus de 230 sites délaissés en ex-Allemagne de l’Est, j’ai trouvé des objets, des archives, mais aussi des œuvres. Ce pays promouvait la culture «pour le peuple», il y avait donc des œuvres d’art partout, dans les cantines, les entreprises, les hôpitaux… Beaucoup d’endroits abandonnés présentent encore des fresques, des sculptures, des mosaïques. »

Extrait de l’article de Libération, 11 septembre 2018

https://www.liberation.fr/debats/2018/09/11/nicolas-offenstadt-les-lieux-abandonnes-de-la-rda-montrent-a-quel-point-elle-a-ete-delegitimee_1678004 « 

–  Satia, Prya, Empire of Guns: The Violent Making of the Industrial Revolution, Penguin Press, 2018

« We have long understood the Industrial Revolution as a triumphant story of innovation and technology. Empire of Guns, a rich and ambitious new book by award-winning historian Priya Satia, upends this conventional wisdom by placing war and Britain’s prosperous gun trade at the heart of the Industrial Revolution and the state’s imperial expansion.
Satia brings to life this bustling industrial society with the story of a scandal: Samuel Galton of Birmingham, one of Britain’s most prominent gunmakers, has been condemned by his fellow Quakers, who argue that his profession violates the society’s pacifist principles. In his fervent self-defense, Galton argues that the state’s heavy reliance on industry for all of its war needs means that every member of the British industrial economy is implicated in Britain’s near-constant state of war.
Empire of Guns uses the story of Galton and the gun trade, from Birmingham to the outermost edges of the British empire, to illuminate the nation’s emergence as a global superpower »

extrait de

https://southasia.stanford.edu/publications/empire-guns-violent-making-industrial-revolution

« A fascinating study of the centrality of militarism in 18th-century British life, and how imperial expansion and arms went hand in hand. »

voir

https://www.theguardian.com/books/2018/jul/13/empire-of-guns-priya-satia-review

– Sanjay Subrahmanyam,  « L’Inde sous les yeux de l’Europe : mots, peuples, empire 1500-1800 », Paris, Alma, 2018

http://www.etonnants-voyageurs.com/spip.php?article22673

 https://www.philomag.com/les-livres/grand-angle/linde-sous-les-yeux-de-leurope-35934

 Sur les rapports entre Renaissance italienne et pays musulmans

Bruschettini, Arnaldo, Il Montefeltro e l’oriente islamico. Urbino 1430-1550. Il Palazzo Ducale tra occidente e oriente, Gênes, 2018

Voir

https://www.marcheguida.it/urbino-mostra-montefeltro-oriente-islamico-galleria-nazionale-marche/

Publications à venir

Le catalogue de l’exposition du Monde arabe

Cités millénaires. Voyage virtuel de Palmyre à Mossoul, Paris, Hazan, 2018

https://www.editions-hazan.fr/livre/cites-millenaires-voyage-virtuel-de-palmyre-mossoul-9782754110570

L’âge de la régression, édition de poche d’un volume paru en 2017, Gallimard, Folio

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Folio-essais/L-age-de-la-regression

Des contributions inégales, mais qui composent un volume  recommandé. De multiples regards sur le monde contemporain.

« Nous vivons un tournant historique.
Ascension de partis nationalistes (Front national), démagogie (Donald Trump), repli sur soi (Brexit), tendances autoritaristes (Hongrie et Pologne), appels à la «grandeur» et à la «pureté» nationale (Narendra Modi en Inde, Vladimir Poutine en Russie), vague générale de xénophobie et de crimes haineux, brutalisation des discours politiques, complotisme, «ère post-vérité», appels à l’érection de murs toujours plus nombreux, toujours plus hauts… Tout se passe comme si nous assistions à un grand retour en arrière. Comme si la peur et la violence l’emportaient sur les espoirs d’ouverture nourris ces trois dernières décennies.
Quinze intellectuels, chercheurs et universitaires de renommée internationale explorent les racines de la situation qui est la nôtre aujourd’hui et que l’on peut appeler une grande régression »

– Christian Delage, Vincent Guigueno, L’Historien et le film, Première parution en 2004, Nouvelle édition revue et augmentée 2018, Gallimard, Folio histoire no 129
http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Folio-histoire/L-Historien-et-le-film2

– Alexis Metzger, « Lorsque le climat s’éveilla un matin », in : Géographie et cultures, 101(2017), 139-141.

Texte disponible

https://journals.openedition.org/gc/5129

Ludivine Bantigny, 1968 : de grands soirs en petits matins, Paris: Éditions du Seuil, 2018

Pour les publications de l’auteur, voir

https://www.cairn.info/publications-de-Bantigny-Ludivine–6394.htm

Tony C Lee, La Chine contre l’Occident et le Japon: 1990-2010, Paris, L’Harmattan, 2018, Penser le temps présent

– Henry Laurens, Méditerranées politiques, Paris, Puf, 2017, La vie des idées

« C’est une intervention française dans la guerre d’indépendance grecque qui fait naître, autour de 1830, la Méditerranée « comme catégorie intellectuelle ». Le substantif émerge — trois siècles après l’adjectif — de cette riche séquence, césure sanitaire (fin des grandes pestes) et technique (arrivée des bateaux à vapeur). Et « l’invention d’un mot signifie une nouvelle manière de penser », résume l’historien Henry Laurens, qui, avec quatre autres contributeurs, esquisse le portrait politique de cet espace tourmenté. Avec l’intégration européenne au nord et des processus de décolonisation, puis des tentatives d’union régionale au sud, les années 1950-1970 marquent un tournant. Entre le processus de Barcelone (1995) et la tentative, en 2008, de créer l’Union pour la Méditerranée, il y aura eu le 11 septembre 2001, qui viendra, lui, nourrir une « syntaxe sécuritaire » entre les deux rives. Dix ans plus tard, les révoltes arabes rappelleront une réalité très politique : autour de ce bassin, où se frottent Nord et Sud, Orient et Occident, « les ambitions de convergence ont échoué, dès lors qu’elles prenaient pour appui une catégorie d’acteurs sans l’assentiment de leurs sociétés ».

« Au centre des terres » : l’étymologie même du mot Méditerranée lui donne d’emblée un rôle politique. Elle serait la mer qui sépare l’Europe de l’Afrique, une frontière que certains voudraient « naturelle » entre différents mondes irréconciliables, tout en étant le berceau d’un « bassin méditerranéen », espace géographique dont les indices d’homogénéité sont nombreux. Elle est aussi et surtout le lieu de tous les échanges : commerciaux, culturels, humains… fondamentalement politique, donc. Alors que le pourtour de la Méditerranée est au cœur des actualités – conflits interminables, « crises » migratoires, (dés)unions territoriales ou commerciales, révolutions et contre-révolutions –, Méditerranées politiques fait le point et dessine des pistes de réflexions sur la situation de ce carrefour maritime que chacun voudrait pouvoir nommer « Mare Nostrum ».

Table des matières

- « L’invention de la Méditerranée », Henry Laurens

- « Nords et Suds, vers une nouvelle régionalisation (1950-1970) », Matthieu Rey et Valérie Stiegler

- « De Barcelone à Tunis : l’idée de Méditerranée en quête d’elle-même », Manon Nour Tannous

- « Retrouver ce souffle méditerranéen », Peter Harling

in

http://www.laviedesidees.fr/Mediterranees-politiques.html

voir aussi

https://www.monde-diplomatique.fr/2018/03/RIONDE/58454

http://www.laviedesidees.fr/Mediterranees-politiques.html

– Thomas Maissen, Why China Did Not Have a Renaissance – and Why That Matters: An Interdisciplinary Dialogue, 2018

https://books.google.ch/books?id=KKFiDwAAQBAJ&pg=PT209&lpg=PT209&dq=%22Why+China+Did+Not+Have+a+Renaissance+-+and+Why+That+Matters%22&source=bl&ots=M-MofnXKZU&sig=exUEnTloFJcU2CEKgCtQvk2xEHY&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwj6_JnBrMfdAhXLposKHeiiDlMQ6AEwBnoECAIQAQ#v=onepage&q=%22Why%20China%20Did%20Not%20Have%20a%20Renaissance%20-%20and%20Why%20That%20Matters%22&f=false

voir aussi en 2015

https://www.maxweberstiftung.de/aktuelles/termine/einzelansicht-veranstaltungen/detail/News/chronologics-why-china-did-not-have-a-renaissance-and-why-that-matters.html

« Dans Why China did not have a Renaissance – and why that matters, la sinologue Barbara Mittler et l’historien de l’époque moderne, Thomas Maissen, entrent dans un dialogue interdisciplinaire.
Ils analysent des concepts de progrès historique et de déclin, des modèles historiques cycliques ainsi que des périodisations modernes. Au centre de leur dialogue se trouve la »Renaissance«. À travers cet exemple, les auteurs se penchent sur la question de savoir si des notions d’époque peuvent être transposées d’une culture à l’autre et jusqu’à quel point ceux-ci peuvent forger des interprétations historiques globales. »

in

https://www.dhi-paris.fr/fr/newsroom/page-detaillee/news/detail/News/soeben-erschienen-5.html

Publications de Thomas Maissen

voir

https://www.dhi-paris.fr/fr/institut/lequipe/equipe-scientifique/thomas-maissen.html