Nos coups de coeurs…

Pensée critique, enseignement de l’histoire et de la citoyenneté, aux Editions de Boeck, rassemble les réflexions d’un panel de didacticiens sous la direction de M.-A. Ethier, D. Lefrançois et F. Audigier.

En février 2018, a paru cet ouvrage qui, par la profondeur des ses réflexions, constitue une ressource utile tant pour les enseignants que pour les didacticiens. Les uns y trouveront des démarches novatrices, les autres un approfondissement de réflexions menées depuis plus de 30 ans au sujet des buts et intentions de l’histoire enseignée.

« Peut-on former à l’esprit critique et les apprentissages scolaires peuvent-ils avoir quelque influence sur le comportement citoyen ? » Les 14 chercheurs exposent leurs réflexions pour approfondir cette question et l’éclairer par l’analyse de quelques expériences réalisées dans les classes.

Cet ouvrage situe l’esprit critique découlant de l’histoire enseignée, et s’inscrit aussi dans le débat portant sur l’éducation à la citoyenneté. Il nous prépose de réfléchir aux liens entre histoire académique, histoire scolaire et « histoire du 3e type », à savoir celle qui est issue tant de la mémoire familiale, des médias sociaux que des films ou jeux vidéos d’histoire.

L’ouvrage se décline en 3 parties. Dans un premier chapitre, une réflexion épistémologique, élaborée avec brio par François Audigier, introduit des réflexions issues de analyses d’enquêtes, de leçons, et de l’utilisation de vidéos et de jeux historiques en classe d’histoire

Dans un 2ème temps, au fil des pages, cet ouvrage de pédagogie questionne la place de la critique en cours d’histoire, tant dans la conscience historique des élèves, dans les pratiques pédagogiques que par l’usage du cinéma et des jeux vidéos. Dans un entretien, François Audigier évoque ce rapport entre histoire et esprit critique.

http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lenseignant/schumaines/histoire/Pages/2018/181_alaune.aspx

Il y relève que dans l’enseignement de l’histoire, « Une des difficultés tient spécialement à la tension entre les deux finalités de cette discipline qui sont, l’une de transmettre un ou des récits qui inscrivent les élèves dans un sentiment d’appartenance à une communauté politique, l’autre, justement, d’éduquer à la pensée critique. La première suppose l’adhésion, la seconde une mise à distance. » François Audigier ajoute qu’il est possible, et plusieurs chapitres de l’ouvrage le montrent, de mettre l’élève en position de « distanciation critique ».

Dans un 3ème temps, deux contributions explorent l’utilisation pédagogique qui peut être faite des matériaux numériques, avec le cinéma et les jeux vidéos.

Ainsi, dans le dernier chapitre, Vincent Boutonnet démontre ainsi comment l’analyse d’un jeu comme « Assassins’s Creed » peut se faire en relation avec des sources historiques. La séquence ainsi proposée permet une analyse des représentations de l’histoire en relevant les erreurs factuelles glissées dans le jeu. Déceler ces erreurs et les manipulations faites par l’éditeur sont l’occasion d’apprendre, développer et exercer la « pensée historique.

Cet ouvrage marque une étape dans l’affinement des réflexions sur les finalités de l’enseignement de l’histoire, il témoigne aussi, et c’est important, de pratiques innovantes en cours d’histoire. « L’exercice critique dans l’enseignement de l’histoire remet aussi en cause une conception traditionnelle de l’histoire événementielle, avec ses grandes dates, ses récits, son panthéon et ces figures tutélaires » et ainsi « la compétence critique en histoire est un élément central de la formation à la vie morale et politique avec autrui […]. Elle contribue à la formation du citoyen qui saura « faire valoir des options politiques, économiques et sociales par des moyens autres que les simples rapports de force … »

avril 2018

Europa, notre histoire : l’héritage européen depuis Homère, ouvrage collectif édité par Etienne François et Thomas Serrier. Les Arènes, 2017 sous la direction d’Etienne François et Thomas Serrier

Cet ouvrage collectif, paru en septembre 2007 séduit par la richesse de son propos, la multiplicité des auteurs et de leurs approches. Il rassemble le travail de 109 historiens, de toutes nationalités, dont un bon nombre de français, qui ont œuvré sous la houlette d’Etienne François et Thomas Serrier.

Le lecteur sera séduit par la richesse de l ‘ouvrage qui rassemble des contributions d’historiens réputés, par la multiplicité des apports et des regards, la richesse du contenu, et l’unité de l’ensemble. « Penser notre histoire aujourd’hui, c’est la penser avec l’Europe, dans la durée et ensemble» « les conflits de l’histoire récente dominent nos mémoires », mais l’héritage européen lui, vient de très loin ». Ainsi, l ’ouvrage est présenté comme une « enquête « ouverte au grand large » (p. 12). Il est le fruit de multiples rencontres entre les auteurs qui tous, explorent les liens avec l’Europe d’une thématique, d’un lieu, d’une religion, d’un objet (la kalachnikov), de pays ou « continents » (Inde Afrique, ..), ou la place de la grève, de l’homosexualité, de l’empreinte des femmes, ou d’un homme comme Napoléon dont la « mémoire a eu tendance à s’estomper au fil du temps» (p. 813).

L’ouvrage est structuré en 3 parties : « présence du passé », « Les Europes » et « Mémoires monde ». Le premier « pôle », qui porte sur la « Présence du passé », s’ouvre d’abord par une large place aux grands conflits, aux brûlures qui ont déchiré le continent puis se poursuit par les récits et croyances qui ont contribué à renouer les liens entre les peuples. « Ecole de guerre devenue école de paix, l’Europe tente de déposer […], le chapeau noir du passé » (p. 185). Le second « pôle » « Les Europes », « par à la recherche d’une géographie des mémoires », « figures, lieux et espaces, mythes et représentations ». Les contributions du troisième « pôle » étudient « l’imbrication qui existe dès l’origine entre l’Europe et un monde en mouvement » (p. 14)

Dans la troisième partie « Mémoires monde », les contributions « explorent les chemins, […] reliant les mémoires européennes à l’histoire mondiale. Elles mettent en évidence l’impossibilité de définir les espaces mémoriels européens uniquement de l’intérieur. Le regard porté depuis l’extérieur a toujours compté dans l’image que l’Europe se fait d’elle-même » (p. 949)

Le lecteur l’aura compris, les auteurs interrogent de manière récurrente les liens que les Européens entretiennent avec leur passé, un passé fait de conflits, de mythes, de villes et d’idées ainsi que les liens que les Européens ont noué avec les autres sociétés humaines.

Et cet héritage reste vivant. Ainsi, l’article consacré aux Lumières s’achève, en conclusion, sur la réflexion que « les Lumières ne sont pas ne sont pas arrivées à leur terme … elles continuent d’inspirer tous ceux qui luttent … en faveur des libertés individuelles » (240). Ailleurs, John Tolan interroge les liens entre l’Europe et « l’islam, le même et l’autre de l’Europe » (p. 387). Sa réflexion court des écrits de st Jérôme au IVe siècle aux propos de Geert Wilders (p. 391) et s’attarde sur les multiples représentations que les Européens ont élaborées de l’islam, faites de préjugés autant que de fascinations. L’islam, « on finit toujours par parler de lui quand on cherche à définir l’Europe (p. 403)

Chaque article est ainsi rédigé par un spécialiste: John Tolan pour le rapport de l’Europe à l’islam, à Rémi Brague la philosophie, à Alessandro Barbero les croisades, à Jay Winter la Première Guerre mondiale, à Johann Chapoutot le nazisme, et Sanjay Sabrahmanyam pour le rapport de l’Europe au monde, mais le luxe pour Franco Cardini ; interviennent encore Patrick Boucheron, Timothy Brook, Enzo Traverso, Pap Ndiaye, etc .. une cohorte d’historiens réputés, qui, chacun dans sa spécialité, interroge l’histoire de l’Europe et le rapport du continent à son passé, selon une perspective d’histoire large, interrogeant les mémoires, faisant ressortir les emprunts, les reniements, les ruptures, les continuités « l’histoire éternelle, interminable, de la vanité,, du luxe, du plaisir, depuis toujours vilipendés parles religieux et les moralistes (Franco Cardini, p. 1283)

La disparité apparente des contributions est contenue par la volonté des auteurs de faire apparaître, par leur réflexion, ce qui rapproche et uni les sociétés européennes.

L’enseignant y trouvera de nouveaux cheminements, empruntant souvent l’histoire longue, qui éclairent souvent d’une lumière nouvelle des thématiques connues. Il sera sensible au désir de relier les sociétés européennes par ce qui les a si souvent séparées : leur histoire.

27 mai 2018

Dans la même veine « européenne » est récemment paru

Deutschland und Frankreich – Geschichtsunterricht für Europa / France – Allemagne. L’enseignement de l’histoire pour l’Europe, Wochenschau Verlag, mars 2018.

Ce volume, introduit par Etienne François, et postfacé par Philippe Joutard, offre 21 réflexions sur l’enseignement de l’histoire, fruit de deux colloques franco-allemands.

« Ce livre commun aux associations professionnelles d’Allemagne et de France souhaite promouvoir, dans une démarche fondatrice, une Europe de la paix et du savoir partagé, particulièrement auprès des enseignants d’histoire, de géographie, d’allemand et en classes européennes. »

https://www.aphg.fr/France-Allemagne-L-enseignement-de-l-histoire-pour-l-Europe

31 mai 2018

Publication

Cahiers pédagogiques N° 546 – L’histoire à l’école : enjeux, dossier coordonné par Alexandra Rayzal et Benoit Falaize juin 2018

http://www.cahiers-pedagogiques.com/Histoire-plurielle-passes-singuliers

13 juin 2018

Quels liens peut-on faire entre les différents empires eurasiatiques, la Rome impériale et surtout notre monde actuel ? Un livre d’un auteur américain nous donne quelques réponses. KUMAR, Krishan (2017). Visions of Empire : How Five Imperial Regime Shaped the World. Princeton : Princeton University Press.

Cet ouvrage, sur les différents empires de l’époque contemporaine, permet d’avoir une bonne idée sur l’importance qu’eurent ceux-ci pour la formation du monde d’aujourd’hui. En partant de l’Empire romain, Krishan Kumar tire de nombreux parallèles entre cette période historique et les empires qui lui succédèrent au cours de l’époque contemporaine. Cela permet d’avoir une bonne image de la forme que prirent ces empires et de pouvoir les comparer entre eux.

Tout au long de son ouvrage, K. Kumar décrit patiemment ces monstres eurasiatiques et décrit également les incidences possibles qu’ils ont encore dans les pays qui ne sont aujourd’hui plus sous l’emprise de ces puissances coloniales. Des grands bouleversements, aux batailles, en passant par la diplomatie ou la religion de ceux-ci, il trace des jalons scientifiques pertinents pour la lecture du monde actuel en expliquant le fonctionnement politique des populations, leur langue commune, leurs liens avec la métropole, l’influence qu’ils eurent sur leur circuit économique, ou encore le ressentiment que certains pays ont gardé face aux puissances impériales eurasiatiques.

D’un niveau pédagogique, ce pavé de plus de 500 pages permet d’avoir une vue d’ensemble de ces empires et de leurs influences de manière structurée. Le livre se divise en plusieurs chapitres qui renvoient uniquement à une forme impériale : à la présentation de l’empire romain se succèdent les empires ottoman, austro-hongrois, russe, britannique et français. Cette organisation permet de ne s’attarder que sur une forme d’empire ou d’en choisir plusieurs sans pour autant perdre d’intelligence au propos. En outre, les sous-chapitres permettent de s’attarder sur un aspect en particulier : les liens au sein du chapitre ne sont pas si nombreux, tout au plus ils peuvent être répétés.

Certes sans le vouloir absolument, son ouvrage permet différentes attaques possibles, comme celle liée à la géographie ainsi qu’au développement durable. Néanmoins, celles-ci ne peut se faire que si une lecture attentive est réalisée et en fonction d’axes variés (économique, en soulignant l’importance des débouchés que revêtent les colonies pour l’industrie de la métropole ; géographique, avec les nombreux déplacements des colons ; etc.). En écrivant sur l’empire britannique par exemple, K. Kumar souligne qu’« il y avait (au début du XXe siècle) le travail d’un Conseil Marketing d’Empire, qui faisait des produits impériaux – le thé de Ceylon, le cacao de la Côte d’Or, le beurre de Nouvelle Zélande – des produits familiers dans les maisons britanniques. » En poursuivant par le fait que « l’empire n’avait pas été plus matériel, si ce n’est un corps en soi. » (p. 353) En rendant ainsi les produits des pays impériaux suffisamment intéressants pour un consommateur britannique, la mondialisation a pu alors poser ses premiers jalons.

Enfin, le livre, bien qu’écrit en anglais, se laisse lire assez facilement et laisse une bonne appréhension des époques coloniales européennes et d’Asie mineure. Krishan Kumar tente de reste neutre dans ses propos et cela est plutôt bien réussi. Un ouvrage passionant, qui mérite de trôner dans toutes bibliothèques d’enseignant en histoire !

9 juillet 2018

« L’histoire, entre enseignement et recherche »

Par Etienne Anheim et Bénédicte Girault

in : Annales. Histoire, Sciences Sociales 2015/1 (70e année)

 Cet article s’attache à mettre en rapport la didactique de l’histoire-géographie et les enjeux de la recherche dans ces deux disciplines. Il invite à réfléchir au lien entre le savoir que le professeur transmet à ses élèves et la mise en œuvre de la recherche comme savoir-faire, voire comme savoir-être. Après un éclairage sur la formation actuelle des enseignants, l’auteure, professeure de collège, explique à travers quelques situations d’enseignement concrètes la nécessité de rendre l’élève acteur de son apprentissage et de le former à une méthode de recherche.

https://www.cairn.info/revue-annales-2015-1-p-141.htm

3 publications récentes sur le XIXe siècle

3 ouvrages remarquables: deux monographies d’historiens et un recueil de contributions. Trois ouvrages ambitieux qui refondent notre connaissance du XIXe siècle en Europe et hors de l’Europe!

Christopher Alan Bayly, La naissance du monde moderne (1780-1914), traduit de l’anglais par Michel Cordillot, préface de Eric Hobsbawn. Paris, 2007
Traduction de : The Birth of the Modern World 1780-1914, 2004
Pour en lire une recension :
Jurgen Osterhammel, La transformation du monde : Une histoire globale du XIXe siècle, Paris, 2017
Traduction de : Die Verwandlung der Welt, 2009
Histoire du monde au XIXe siècle, sous la direction de Sylvain Venayre et Pierre Singaravelou, Fayard, 2017
Première approche

Cet ouvrage s’articule en trois parties

Une première partie: l’expérience du monde « iù l’on découvre que la mondialisation ne fut pas un processus univoque d’occidentalisation »

Une première partie: les temps du monde « où l’on observe que certains événements – mais pas tous – résonnèrent pour la première fois à travers l’ensemble du globe »

Une première partie: le magasin du monde « Où l’on trouve des productions étranges ou familières, qui colonisèrent les espaces publics et domestiques »

Dans cet ouvrage transparaît une volonté d’élargir le champ de l’histoire de l’Europe à la totalité du monde. Ainsi, des thématiques habituelles au lecteur européen, telles les migrations, prennent un autre relief lorsque les migrations transatlantiques sont comparées aux migrations asiatiques, d’ampleur comparable. Ainsi, les auteurs font le choix d’une histoire mondiale qui fait place, aux côtés de l’écrit, à l’oralité, dominante dans plusieurs sociétés extra-européennes, et dans la partie du livre intitulée « «Le magasin du monde » à des objets représentatifs.

Le lecteur pressé peut consulter une interview accordées par les éditeurs dans Libération du 29 septembre 2017 [consultable en juin 2018]

Sylvain Venayre et Pierre Singaravélou «Le XIXe siècle n’a jamais eu autant de choses à nous dire»,

http://www.liberation.fr/debats/2017/09/29/sylvain-venayre-et-pierre-singaravelou-le-xixe-siecle-n-a-jamais-eu-autant-de-choses-a-nous-dire_1599822

« comment faire une histoire mondiale du XIXe siècle alors que le XIXe siècle n’a pas eu lieu partout dans le monde ?

« Le reste du monde continue à nommer le temps autrement jusqu’à la standardisation de la fin du XIXe siècle : les musulmans avec le calendrier de l’hégire, les Chinois avec les calendriers dynastiques, les Indiens avec le calendrier hindou, etc. Ce qui pose une question : au fond, qu’est-ce que le XIXe siècle ? »

« Si on veut l’analyser à l’échelle du monde, le «XIXe siècle» doit être une découpe arbitraire du temps, au même titre que le «XVe siècle», par exemple, qui n’avait aucune existence au XVe siècle. Pourtant, il est clair que quelque chose s’est passé quelque part entre 1800 et 1900 : l’invention de la contemporanéité »

La «modernité» est une catégorie piégée … c’est une valeur essentiellement occidentale, qui a éclipsé d’autres formes de modernité dans d’autres parties du monde

« S.V. : Nous en sommes convaincus : ce XIXe siècle n’a jamais été aussi proche de nous »

Recension d’un colloque

Table ronde : Histoire du monde au XIXe siècle

Cette table ronde, organisée par le CHRIM (centre d’histoire internationale et d’études politiques de la mondialisation), réunissait plusieurs intervenant·e·s invité·e·s autour d’une discussion du nouvel ouvrage codirigé par Pierre Singaravélou et Sylvain Venayre : L’histoire du monde au XIXe siècle. Les deux codirecteurs souhaitaient par ce livre présenter une nouvelle façon de parler du XIXe siècle. Partant d’une rencontre avec le médiéviste Patrick Boucheron, ils ont imaginé proposer le même type d’ouvrage que ce dernier, mais pour la période du XIXe.

http://Table ronde : Histoire du monde au XIXe siècle

22 août 2018

Lu récemment

Peter Frankopan, Les routes de la soie, trad. de l ‘anglais, Nevicata, 2017
Cet ouvrage ne porte pas tant sur l’histoire que l’on pourrait faire des « routes de la soie » que sur les pays et peuples se trouvant entre Europe et Chine : Moyen-Orient, péninsule indienne, Asie centrale. C’est un essai d’histoire globale, relisant celle-ci du point de vue de ces peuples.Une lecture novatricePour les recensions, parfois critiques, voirhttps://blogs.letemps.ch/dominique-de-la-barre/les-routes-de-la-soie/https://www.la-croix.com/Culture/Livres-et-idees/Peter-Frankopan-nouvelle-histoire-monde-2017-11-01-1200888737
Dans les manuels scolaires, l’histoire et la géographie ne sont souvent qu’un récit autocentré de l’essor de l’Europe, de la Grèce antique à la révolution industrielle du XIXe siècle. Aujourd’hui encore, l’importance de « la Méditerranée, berceau de la civilisation », fait partie des clichés les mieux partagés du discours politique. L’historien Peter Frankopan élargit la perspective en regardant le passé du monde à partir de son « milieu », cet espace qui court des rives orientales de la Méditerranée jusqu’à l’Himalaya, véritable « axe de rotation du globe », de l’Atlantique au Pacifique. (…)
et une interview de l’auteur

30 août 2018

un très bon livre, récemment traduit en anglais

– Didier Gagnadou, La diffusion des techniques et les cultures, Paris, Kimé, 2008

– Didier Gagnadou,Diffusion of techniques, Globalization and Subjectivities, Paris, Kimé, 2017

https://www.cairn.info/la-diffusion-des-techniques-et-les-cultures–9782841744466.htm

7 septembre 2018

Quelques thématiques

novembre 2018

Histoire du Moyen-Orient aux XIXe et XXe siècle

Dans ce domaine, traductions et études abondent, tant en français qu’en anglais,

Nous signalons quelques titres parus des 10 dernières années, pour étayer l’enseignement qui embrasse la longue durée et qui se place dans une perspective multidisciplinaire

 

 

Histoire du Moyen-Orient